Ségolène Royal aimerait faire mentir les sondages

Pour les sondeurs, c’est un raz de marée Sarkozy qui s’annonce pour ce dimanche, pas un seul d’entre eux n’a donné Ségolène Royal gagnante face au candidat de droite, qui voit osciller ses intentions de vote entre 52% et 55%. Dans les médias étrangers, le nom de Sarkozy est déjà sur les lèvres de tous les journalistes. Chez les socialistes, on commence sérieusement à craindre le naufrage du 6 mai 2007 : Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal, a lui même avoué cette semaine, que « cela va être très difficile ». Mieux encore, Jacques Séguéla, socialiste de la première heure et artisan de la première victoire de Mitterrand en 1981 avec « La Force Tranquille » , a rallié Sarkozy dans l’entre deux tours ! Sans parler de Claude Allègre, ancien ministre de Lionel Jospin, qui a réalisé ce vendredi une visite surprise au QG de l'UMP, en lachant ces quelques mots à propos de la polémique sur la scolarisation des handycapés qui a resurgi lors du débat de l'entre deux-tours : "Ségolène Royal a menti".
Lors de cette dernière semaine de campagne, Ségolène Royal, impuissante et consciente de sa mauvaise stature dans l’opinion, sera restée sur la défensive, en adoptant une attitude agressive envers son rival de l’UMP et en se contentant de dénonçer le « Danger Sarkozy », au lieu de tenter de faire comprendre son programme jusqu’à la dernière heure.
Aigre et imprécise, elle l’aura été durant le débat télévisé du 2 mai, quatre jours auparavant c’est dans un hôtel parisien que Royal espérait trouver le soutien de l’UDF dans un débat improvisé avec le troisième homme de cette présidentielle 2007 ; peine perdue car les parlementaires UDF auront entre temps virés à droite. Sarkozy donné grand favori pour succéder à son mentor, Jacques Chirac, cela ne doit pas décourager les électeurs pour se rendre massivement aux urnes dimanche, de façon à apporter au candidat de l’UMP la plus large légitimité possible pour faire taire ses opposants, qui promettent déjà manifestations et violences en cas d'élection. Si dimanche, Nicolas Sarkozy arrivait aux portes de l’Elysée avec 55% de soutien, cela permettrait au candidat UMP de faire mieux que François Mitterrand, qui lors des élections présidentielles de 1988, avait obtenu la confiance des Français à 54,02%.

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